Les 3 secrets des commissaires-priseurs spécialisés dans la vente d’art, avec Marc-Arthur Kohn

Si les ventes enchères peuvent être comparées à de véritables spectacles, alors le commissaire-priseur en est l’animateur. Lors d’une vente aux enchères, le commissaire-priseur est au centre de la scène, dirigeant l’attention de l’auditoire vers des lots, petits et grands, d’œuvres d’art et de biens exceptionnels. Un bon commissaire-priseur parvient à susciter l’enthousiasme tout en s’assurant que les enchères se déroulent bien. Les commissaires-priseurs doivent gérer tous les aspects logistiques et pratiques liées à la vente aux enchères, tout en exprimant leur charisme et en mettant en avant une grande énergie, selon Marc-Arthur Kohn, un commissaire-priseur indépendant de la place parisienne et le directeur de sa propre maison de vente aux enchères.

1. LA VENTE AUX ENCHÈRES EST UNE ACTIVITÉ SECONDAIRE

La part que représentent les ventes aux enchères dans l’emploi du temps d’un commissaire-priseur est minime. Lorsqu’ils n’aiment pas une vente aux enchères, nous confie Marc-Arthur Kohn, les commissaires-priseurs ont mille autres activités. Dans certaines, grandes maisons, par exemple, certains commissaires-priseurs gèrent un département particulier. Tandis que d’autres assument divers rôles en rapport avec leur spécialité, qu’il s’agisse de céramique chinoise, d’art islamique ou de bijoux. Spécialiste de l’art moderne et contemporain et commissaire-priseur indépendant, Marc-Arthur Kohn contacte des collectionneurs, des acheteurs, des vendeurs, il recherche l’origine de toutes les œuvres et s’assure de leur authenticité. « Vendre une œuvre d’art, c’est en quelque sorte la cerise sur le gâteau. », nous dit Marc-Arthur Kohn.

2. LES COMMISSAIRES-PRISEURS DOIVENT ÊTRE AGRÉÉS

Les commissaires-priseurs doivent obtenir un document officiel leur permettant d’exercer leur métier. Pour y parvenir, il faut passer un examen d’accès au stage dont le prix s’élève à 90 euros. Ce concours demande une connaissance pointue du marché de l’art, une passion pour l’art et les biens anciens, et un certain sens de la mise en scène. Pour pouvoir s’inscrire à cet examen, deux diplômes sont nécessaires: l’un en droit et l’autre en histoire de l’art, en arts appliqués, en archéologie ou en arts plastiques. C’est à l’issue de ce véritable parcours du combattant, et sous réserve que les stages aient été jugés concluants, que l’aspirant commissaire-priseur pourra être habilité à diriger des ventes volontaires».

3. TOUS LES COMMISSAIRES-PRISEURS NE PARLENT PAS RAPIDEMENT

Comme beaucoup de personnes, vous devez avoir en tête que les commissaires-priseurs parle très rapidement. En réalité, dans les grandes maisons de ventes aux enchères d’art et d’antiquités ce n’est pas toujours le cas. La cadence d’un commissaire-priseur dépend largement de ce qu’il vend. Lorsqu’il s’agit d’œuvres d’art très prisées qui ont une grande valeur, l’objectif d’un commissaire-priseur est légèrement différent : susciter l’enthousiasme et créer un suspense. Parfois, ils peuvent même faire un moment de silence. Pour Marc-Arthur Kohn, un bon commissaire-priseur doit avoir la capacité de parler en silence. Il ne s’agit pas de précipiter les gens ou de se montrer intimidant.

 

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