L’hoverboard est-il dangereux?

Présentée au public pour la première fois en 2014 à la Foire de Canton, l’hoverboard a depuis connu un succès phénoménal. Pourtant, dans les années 1990, les films « Retour vers le futur 2 » et « Retour vers le futur 3 » présentaient déjà une planche à lévitation qui ressemblai étrangement au hoverboard.

Le hoverboard, un succès commercial phénoménal

Le hoverboard est un cousin lointain de la roue gyroscopique. Il se présente sous forme de deux planches entourées de deux petites roues sur lequel l’utilisateur se tient en équilibre. Pour avancer, il suffit de pencher son corps en avant et en arrière si vous souhaitez reculer. En l’espace de quelques années, il est devenu le chouchou du public.

Il est vrai qu’il bénéficie de la médiatisation de nombreuses célébrités qui ont immédiatement adopté ce moyen de déplacement fun et écologique. Ainsi, le chanteur Justin Bieber s’affiche régulièrement sur les réseaux sociaux sur son hoverboard. De son côté, le rappeur Wiz Khalfa a fait le buzz en se faisant arrêter par la police parce qu’il refusait de descendre de son skateboard électrique.

Le mannequin Kendall Jenner a même obtenu plus d’un millions de « likes » lorsqu’il tombe depuis son hoverboard. Il convient de souligner que c’est n’est pas seulement outre-Atlantique que ce mini skate rencontre un énorme succès. En effet, il est désormais possible d’acheter un hoverboard en France par le biais des principales plateformes d’e-commerce. Si vous hésitez sur quel modèle choisir, le site https://www.monhoverboard.net met à disposition un guide d’achat très pratique qui vous aidera à faire le bon choix. Dans l’Hexagone, le hoverboard est également appelé gyropode. Il est plutôt considéré comme un moyen de transport écologique. Alors qu’aux États-Unis, il est notamment vu comme un outil de divertissement.

Le hoverboard, un gadget dangereux ?

Partout dans le monde, de nombreuses personnes considèrent d’abord le hoverboard comme un gadget ou un jouet avant d’y voir un moyen de transport alternatif. C’est pourquoi ce sont surtout les jeunes et les enfants qui l’utilisent. Il est pourtant essentiel de noter que le skate électrique peut entraîner des accidents. En effet, la revue américaine Pediatrics a publié en 2018 une étude nationale menée par des médecins urgentistes américains qui ont été alarmés par l’augmentation du nombre d’accidents dus à l’hoverboard. D’après cette étude, environ 36 enfants seraient passés chaque jour aux urgences d’un centre hospitalier suite à un accident de mini skate.

Ce qui fait que depuis 2015, ce sont 27 000 enfants qui ont dû être admis aux urgences après un tel accident. Les auteurs de l’étude affirment même que ce chiffre est en-dessous de la réalité dans la mesure où il existe des cas non-épertoriés puisque les patients ne sont pas passés dans les services d’urgences. Cette même étude fait apparaître que 40 % des blessures sont des fractures, contre 17 % de bleus et 13 % d’entorses ou de foulures. Les parties du corps touchés les plus fréquemment sont le poignet avec une proportion de 19 %, ainsi que l’avant-bras et la tête avec 14 % chacun. De plus, ce sont surtout les garçons américains de 12 ans qui sont les principales victimes de ce genre d’accident.

Les précautions à prendre

Il est important de souligner qu’il s’agit principalement d’accidents domestiques et non à l’extérieur de la maison. Cela s’explique notamment par le fait que les garçons sont distraits, puisqu’ils font des jeux vidéo, écoutent de la musique ou envoient des SMS depuis leurs Smartphones tout en conduisant leur hoverboard.

C’est pourquoi il est conseillé que les parents obligent leurs enfants à porter un casque, une genouillère ainsi qu’une protection des poignets. De plus, ils doivent surveiller leur petit chéri lorsque celui-ci monte sur son gyropode.

Par ailleurs, en 2016, la Consumer Products Safety Commission (CPSC) a rappelé plus de 500 000 hoverboards aux États-Unis après avoir constaté plusieurs cas d’incendies et d’explosions. De son côté, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a pointé du doigt « des défauts de conformité majeurs engendrant des risques graves » sur certains gyropodes vendus en ligne.

Il est donc conseillé de suivre les recommandations de l’association UFC-Que choisir de se méfier des hoverboards bas de gamme afin d’éviter tout risque d’explosion ou d’incendie due à leur batterie en lithium.

Dans cette optique, il vaut mieux acheter un gyropode qui est en mesure d’arrêter la charge lorsque la batterie est pleine. De plus, il est recommandé de se tourner vers les modèles dont les batteries lithium-ion respectent la norme UL 2271 ainsi que les hoverboards conformes à la norme UL 2272.

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